Mon deuxième jour de repos (06-06-21), va être un jour de visite.

En ce dimanche matin, moins d’activités en ville.
Il semblerait que les citadins fuient la ville pour se rendre sur les bords de lacs, nombreux dans cette région.
Je suis d’abord passé le long de ce mur, qui a fait couler beaucoup d’encre.
Au bout de ce mur… un pont magnifique : Le pont de Varsovie.
Ce qui est surprenant, mais logique, c’est que ce mur n’est tagué que d’un côté. La raison : c’est que côté Est, le peuple ne pouvait pas s’approcher du mur, au risque de se faire fusiller sur place.
Il y avait une zone d’approche, d’environ 50m, interdite.

Je suis ensuite retourné à la porte de Brandebourg dont voici une petite partie de son histoire :
« Le quadrige déboulonné par Napoléon en 1806.
Mais c’était sans compter sur les ambitions expansionnistes d’un certain Napoléon.
À peine quinze ans après l’achèvement du monument, la Prusse est de nouveau en guerre.
Elle s’oppose à la création de la Confédération du Rhin, imposée par l’empereur français en 1806, après sa victoire sur l’Autriche et la Russie, lors de la bataille d’Austerlitz, qui rassemble les différents États allemands et s’étend donc jusqu’à ses frontières.
Napoléon lance alors une offensive contre la Prusse et met ses troupes à terre lors des batailles d’Iéna et d’Auerstadt.

Triomphant, Napoléon marche sur Berlin avec sa Grande Armée, le 27 octobre 1806.
Pour sceller sa victoire et humilier durablement les Prussiens, il fait déboulonner le quadrige de la «Porte de la paix», qu’il prévoit d’utiliser pour orner l’arc de triomphe du Carrousel, à Paris.
Cet arc érigé en hommage à ses troupes, dont la construction est achevée trois ans plus tard, est situé aux abords du musée du Louvre, alors baptisé «Musée Napoléon».
Mais Napoléon préfèrera finalement les chevaux de Venise, à ceux de Berlin, qu’il avait volés à la basilique Saint-Marc quelques années plus tôt lors de la Campagne d’Italie.
Inutilisé, le butin de guerre restera tout de même durant huit ans dans la capitale française, enfermé dans des caisses.
La porte de Brandebourg ressemblait alors à ça.
Les troupes Napoléoniennes resteront en outre, stationnées durant plusieurs années à Berlin, jusqu’à ce que la Prusse s’acquitte des réquisitions exorbitantes exigées par la France.
Ce n’est qu’en 1814, après la défaite de Napoléon, dont les troupes ont été laminées lors des terribles batailles de la Campagne d’Allemagne de 1813 (et notamment la sanglante Bataille des Nations, dont nous vous racontions l’histoire à travers celle du mémorial de Leipzig) et après la prise de Paris au mois de mars, par les forces européennes alliées, que l’attelage regagnera Berlin.

Retour triomphal en 1814

Retour triomphal de l’attelage à Berlin, célébré en grande pompe par la foule réunie face à la porte de Brandebourg.
Le tableau Victoria! Die Rückkehr der Quadriga 1814 (Victoire! Le retour du quadrige) du peintre Rudolf Eichstaedt témoigne du faste des festivités.

C’est là que le quadrige change radicalement de signification.
Sa restauration est confiée au célèbre architecte Berlinois Karl Friedrich Schinkel (on lui doit notamment l’Altes Museum et le Konzerthaus, sur la place du Gendarmenmarkt) qui ajoute deux symboles prussiens sur la lance, brandit par la déesse: la croix de fer, entourée d’une couronne de lauriers et l’aigle.
La déesse symbolisant la paix, devient ainsi une allégorie guerrière de la victoire sur les troupes Napoléoniennes et fait ainsi de la porte de Brandebourg, un monument anti-français. »

Voilà pourquoi, ici, on ne fait aucun effort pour parler Français.

Ensuite j’ai flâné dans les rues, pour admirer certains bâtiments qui ont beaucoup de choses à nous apprendre, sur l’historique de Berlin.
Sans m’en rendre compte, j’ai parcouru 35km à vélo, mais avec beaucoup de simplicité, tellement c’est facile de circuler à vélo ici.
Retour à mon logement, en milieu d’après-midi, pour vous écrire ces quelques mots SOUVENIRS.
Demain matin direction la rivière l’ODER, où je camperai, aux portes de la frontière Polonaise.

Publié par Petit tour d'Europe de 6000Km, pour ARSLA

je me fond dans le narurel

2 commentaires sur « Mon deuxième jour de repos (06-06-21), va être un jour de visite. »

  1. Coucou Joël
    Belles photos encore d’un beau voyage. Merci de nous faire partager ces moments d’Histoire.
    Napoléon a été moins bien reçu que vous à ce qu’on dirait ! Vous relevez l’image qu’il a laissée derrière lui….. Bravo et merci
    Amitiés bien sincères
    Pierrette

    J'aime

    1. Merci Pierrette de m’accompagner dans cette aventure. Et merci également pour votre don à ARSLA.
      Mon souhait c’est de faire vivre la même chose que moi, à tous ceux qui me suivent.
      Merci encore Pierrette et prenez soin de vous. Bien le bonjour à Mme Guébin.

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :