14-06-21 repos, VARSOVIE

…( 2ème passage).
Mon premier, à l’occasion d’un déplacement folklorique, avec la compagnie Marc Leclerc, d’Angers (en 1996).
Nous étions invités à Kelmé, pour une dizaine de jours.
Nous avions été reçus comme des rois et c’est avec beaucoup de plaisir, que je vais retrouver Virginija, Vitmantas et Domantas, nos hébergeants de l’époque.
Ils m’attendent, eux aussi, avec impatience, j’en suis certain, car déjà, ils m’ont demandé ce que je souhaitais visiter.


Je voudrais profiter de cette journée de repos, pour remercier ma chérie, de toute son aide : elle me conseille, me remonte le moral, m’incite à me nourrir et à me reposer correctement, sans compter son implication dans les corrections et la remise en forme de mes posts sur facebook.
Elle me permet également de garder un lien physique, avec vous tous, si besoin !
Je sais qu’elle est impatiente de mon retour, « en entier » MERCI MA CHERIE, POUR TOUT.


Je vais maintenant aller à la pêche au mécano vélos.
Ce n’est pas simple, puisqu’il doit me le faire dans la journée. Enfin, à 11h, je tombe sur une perle.
Il m’assure donner un coup de jeune à Jean-Paul, pour 14h. Alléluia !!!
Je pars à l’office du tourisme, faire signer mon carnet de route.
En passant près de Charles, j’ai vu qu’il y avait une brasserie Française à 2 pas.
C’est juste ce qu’il me faut, en attendant que Jean-Paul sorte de sa manucure !
En guise de brasserie Française, pas un mot de Français dans l’établissement !!!
Seules, la carte et la musique de fond sont dans notre langue : France Gall, Sylvie Vartan, Brigitte Bardot et Édith Piaf.
Ce n’est pas tout jeune, mais ça fait plaisir que notre belle musique s’exporte bien !
Mais ça ne me dérange pas, j’ai l’habitude !
Récupération de Jean-Paul à 14h30, puis direction le stade de Varsovie … pas le droit de rentrer, dommage!
Et au retour, au coin d’une rue, je vois 2 drapeaux Français sur la façade d’une brasserie.
Je ne peux m’empêcher de rentrer… pas un mot de Français.
L’un des serveurs me dit : « moment » et il part à l’étage.
A son retour, il est accompagné d’une charmante dame, qui elle, parle Français.
C’est la patronne des lieux, qui m’invite à m’installer à une table et s’assoit également, pour échanger quelques mots.
Je lui raconte mon aventure et pendant ce temps là, le serveur me sert 3 ballons de bière: une à l’orange, l’autre aux fruits de la passion et l’autre, ordinaire.
Elle m’explique qu’ils font leurs bières eux-mêmes. Et bien sûr !!! tout ça, cadeau !
Elle me laisse ensuite, après avoir mis un petit mot, sur mon carnet de route.
Je suis rentré à 17h00, pour commencer à préparer mes affaires, car demain je reprends la route en direction de Ostrow Mazowiecka.
Et non !!! je n’ai pas pu avoir la chambre, pour une seconde nuit, alors… je continue !

26ème étape : Koszelówka – VARSOVIE – le 13 juin 21

Je suis parti de bonne heure (8h30), du Camping U-KAZIK, avec un temps gris et froid.
Ça s’est quelque peu amélioré, en cours de route.
Le plus important pour moi, c’est qu’aujourd’hui, les éoliennes tournaient dans le sens des aiguilles d’une montre.
Je n’ai donc pas trop forcé, pour reposer mes jambes.
c’était l’idéal!!!
Ce matin, pas de monde sur la route, normal, c’est dimanche.
Ils sont tous à la messe. Et, semble-t-il, toutes les églises ont une messe. S’ il y a deux dans le village, les deux officient. Il y a même du monde dehors, avec des hauts parleurs extérieurs.
Ce que je n’ai pas dit auparavant, c’est qu’il y a un calvaire à chaque carrefour, en pleine campagne et très, très bien entretenu.
Ils sont très croyants et dans chaque bourg, il y a forcément une statue de Jean-Paul II.
Par contre, en arrivant à Varsovie, à 15h30, j’ai été accueilli avec de grosses averses. Heureusement que les abris bus sont nombreux !
Intégration de ma chambre pour 2 nuits.
Jean-Paul dort en sécurité, dans la cour de l’immeuble.
Nous avons quand même encore fait 113km.
Sans forcer, ni stresser….

JE NE SUIS PAS SÛR DE REALISER !!!
JE SUIS A VARSOVIE !!!
EN POLOGNE !!!
ET A VELO !!!
26 ETAPES !!!
2625km !!!
2 CREVAISONS, AVEC CHANGEMENT DE PNEU !!!
DES RENCONTRES DE OUF !!!
SUR L’ENSEMBLE DU TRAJET !!!
JE L’AI FAIT…. QUOI !!!
Comme dit Michel SARDOU :
« J’ ai cette FORCE au fond de MOI, qui me pousse….LA -BAS !!! »

Bon! mais, ce n’est pas tout ça…
REPOS…. demain et mardi.
Reprise de la route, vers Kelmé, pour…. les 550 derniers Km.

25ème étape : SLESIN – KOSELOWKA – samedi 12 juin 21

Ce matin 12 juin 21, j’ai eu droit à une invitation au petit-déjeuner, avec Slawec, le patron de ce superbe camping.
Une invitation digne d’un touriste, qu’on apprécie.
Hier au soir, déjà, il est venu me voir à ma tente, à 22h30, pour me proposer de dormir dans un chalet, pour être mieux couché.
Je m’étais déjà installé pour la nuit, mais il avait l’air d’avoir envie de me faire plaisir !
C’est la 3ème personne, hier, qui m’a porté assistance, plus que je n’espérais.
Pour une journée qui avait mal commencée, elle s’est soldée par des rencontres de toute beauté.
Slawec, m’a, en plus, offert sa panoplie publicitaire et je ne manquerai pas de la mettre sur le site, car je l’ai trouvé très heureux de m’avoir reçu.
Ne pensez pas argent !
Cette rencontre ne m’a coûté, que le prix de l’emplacement de la tente.
Par contre, après un départ en fanfare, de la part de Slawec, j’ai remarqué que quelqu’un me suivait, avec un regard très, très noir !! J’avais beau accélérer, il me rattrapait, inexorablement!!
A l’entrée de KLODOWA, obligation de m’arrêter, dans un abri bus, car il a fondu en grosses larmes.
J’en ai profité pour pique-niquer à l’abri.
Mais il fallait avancer, alors j’ai continué, sous une petite pluie, toute l’après-midi.
Ce soir, mariage original, à Gostinin.
Au bout du chemin, j’ai quand-même été trempé jusqu’aux os.
J’arrive au camping, U-KAZIK, à 20h30, avec une seule envie prendre une douche et me mettre au sec.
125km, pas agréables, mais je n’ai stressé à aucun moment, ce qui me permettra de dormir, tranquille, ce soir.
Demain, petite étape de 100km (si tout va bien), pour arriver à Varsovie.
Je resterai là, jusqu’à mardi matin.

24ème étape : POZNAN – SLESIN – 11 juin 21

Aujourd’hui 11-06, reprise de la route de très bonne heure (7h45) avec beaucoup de pensées moroses, dans ma tête.
Mais il faut que j’avance, pour pouvoir évacuer mais… ne jamais oublier !!
Pour mal commencer, ça a mal commencé !
Je me suis engouffré dans une ZI en sortant de Poznan et j’ai tourné 1/4 d’heure avant de pouvoir en sortir. Ça va donc nous faire 5km de plus au compteur, ce soir.
Et puis, au bout de 25km, ça s’est arrangé, nous avons retrouvé un rythme normal, sur des routes mal entretenues et des chemins de traverses… Praticables !
A midi, on a atteint les 70km … alors, pause, avant Konin.
Depuis ce matin, je trouve que Jean-Paul émet des bruits bizarres, au niveau de l’ensemble : pédalier, dérailleur, chaîne !!!
Il va falloir que je m’en occupe, dès que possible.
Et patatras…
Ce n’est pas la mécanique qui craque, mais crevaison à l’avant, alors que tout allait bien !
A peine arrêté pour réparer, qu’une voiture s’arrête.
Le conducteur aurait pu continuer sa route , voyant que je ne comprenais pas ce qu’il me disait… et bien non !
Il descend de sa voiture avec son téléphone et nous voilà partis à converser, par traducteurs simultanés.
En 2 minutes, il a compris que j’avais le nécessaire pour réparer. Mais, j’en profite pour lui demander, s’il connaissait un garagiste qui pourrait nettoyer ma mécanique.
Et là, il me fait signe: « dans 10′, je reviens ».
Juste le temps pour moi, de réparer ma roue.
Il est revenu très rapidement avec huile, produit de décrassage chaîne, pignons ++ et s’est mis à l’ouvrage.
Photos, remerciements et me voilà reparti, content !
J’ai fait 5km et … même problème !
Heureusement, j’avais une seconde chambre à air.
Et croyez- moi, j’avais bien vérifié qu’aucun corps étranger n’était resté dans le pneu.
Je répare à nouveau et là … idem !!!.
Conclusion: le pneu est mort de l’intérieur et il doit y avoir un fil d’assise de cassé.
Je me voyais mal embarqué, car il me restait 21km à faire et si je ne trouvais pas de garage, je devrais les faire à pieds, c’est à dire: arriver ce soir entre 20h et 21h.
Je marche les 2 premiers km et j’entre dans le bourg de Golina. J’intercepte la première âme qui se trouve là, pour lui demander s’il y avait un dépanneur vélo dans le coin.
Par chance, il m’en indique un, à 100m.
Lorsque j’essaie d’ouvrir la porte…. 😱celle-ci est close…
Là, une voiture recule.
Un couple de jeunes me demande ce qui m’arrive.
C’était le propriétaire du garage.
Lorsque je lui demande 2 chambres à air et 1 pneu, je comprends bien, qu’il ne peut me satisfaire.
Mais sa réaction a été surprenante !!
Il se dirige vers une de ses voitures et sort toute la panoplie BORA (équipe Sagan) et me l’offre.
Puis il vide le coffre de sa voiture, baisse les sièges et se propose de charger mes affaires, car il allait me conduire à ma destination, de ce soir.
Je fus surpris et un peu gêné, mais il a insisté. Alors, en avant !!!
Et ce n’est pas tout: en cours de route, il s’arrête devant un magasin où je trouverais tout, pour réparer.
Voilà, je suis donc bien arrivé à mon camping, à 18h30, sans oublier de remercier largement Mateusz.
Je lui ai promis de lui donner de mes nouvelles, à mon arrivée à Kelmé.
Voilà !!! Une journée bien remplie, qui commence difficilement, puis se déroule gentiment, avant de rencontrer des problèmes techniques, pour enfin se terminer, sous une bonne étoile.
C’est ça, le quotidien de l’aventurier !
Je suis ce soir, au camping Ostoja, à Slesin.
125 km….et plein de belles rencontres !!!
Gragena m’a accueilli, avec un café et elle m’a autorisé à faire ma lessive (ça va sécher!).
Mon vélo est prêt pour demain !

Le jeudi 10 juin 21 – repos à Poznan

Cette journée de repos à POZNAN, n’aura pas été celle que je souhaitais.
Elle m’a apporté sont lot de mauvaises nouvelles.
1 – Pourtant, si je regrette toujours de ne pouvoir être présent vendredi à 14h30, je continue ma route en l’honneur d’un 2ème papa que j’aimais beaucoup.
2 – J’avance dans un contexte qui me laisse penser que, la vie moderne commence à me donner des doutes sur les insécurités et les manipulations en tous genres : santé, informatique, banquaires, entre- autres, seront le fléau des prochaines années !!!
Il va falloir se blinder pour ne pas être ARNAQUE.

Voilà, à part ça, je vais moins bien qu’hier et je l’espère, de mieux en mieux les jours à venir.
Je me suis rendu à la Cathédrale St Pierre/St Paul où, une fois de plus j’ai côtoyé Jean-Paul II.
Je me suis recueilli une bonne 1/2h, pour déposer quelques prières à votre intention A TOUS.

Déjà, je pense arriver à Kelmé, dans 11/12 jours.
Là bas, je referai un CHECK-UP retour.
Je viens juste de recevoir un message de Virginija, qui est impatiente de me voir arriver.
Le voici :
« Bonjour Joel, je suis désolé pour la perte de votre deuxième papa. Votre voyage arrive à Kelmė, nous aimerions donc savoir ce que vous aimeriez voir dans notre pays, peut-être avez-vous des souhaits. Nous ne pourrons rouler avec vous qu’en voiture, car nous marchons mal, nous pourrons donc vous emmener au monastère de Palendriai, où se trouvent des moines français, ou à la colline des croix, à 45 km de Šiauliai. Kelmė. »
Merci beaucoup Virginija.
Rencontrer des moines Français… mais QUEL BONHEUR !!!

23ème étape : GRUDZIANKA – POZNAN.

23ème étape : GRUDZIANKA – POZNAN.
Je suis parti à 9h30, après avoir été gâté par Ania, la maman de Karolina, mon hôte.
Un petit-déjeuner qui ressemblait plus à un déjeuner et plutôt copieux. Encore une fois, des gens qui se plient en 4 pour pouvoir vous satisfaire !
Photos souvenirs et… en avant, sur mes chemins de sable et de cailloux….
Tenez !! je n’avais pas eu encore ça !
Ça n’a pas duré trop longtemps, environ 3km.
J’ai eu la surprise d’être dépassé, en voiture par Ania, qui m’a fait de grands signes en passant.
Mais pas que…,puisque 2km plus loin, elle s’est arrêtée sur le bord de la route pour me prendre en photo.
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas… heureusement !
J’ai choisi une étape courte pour aujourd’hui et comme par hasard elle a été très agréable !
Toujours pas vu de panneau de limitation de vitesse.
Je comprends, qu’acheter une voiture d’occasion ici, n’est pas une bonne idée.
Les routes enrobées sont très dégradées et de plus, vous avez vu les chemins de liaison entre village ?
Ce n’est pas de tout repos pour la mécanique.
J’avais perdu mes pistes cyclables, depuis mon entrée en Pologne. 20km avant POZNAN, j’en ai retrouvé de très belles et très sécurisantes.
J’arrive à POZNAN à 15h.
Très, très belle ville qui mérite d’être visitée !
Ce que je vais faire demain, puisque je prends une journée de repos ici.
Comme vous pouvez vous en douter, TOUTES les batteries sont rechargées, donc la motivation est toujours là, et rien n’arrêtera Jean-Paul et moi.
Nous avons roulé 68km aujourd’hui, sans difficultés majeures.

22ème étape : AURITH – GRUDZIANKA.

Aujourd’hui 08-06-2021

C’est une nouvelle étape importante vers Kelmé.
C’est à 10h00, qu’on passe la frontière Allemagne/Pologne à Francfort (le petit), mais très joli !
Je suis parti à 8h30 de Aurith, car une longue journée m’attend.
Je dois rallier GRUDZIANKA, pour 18h00.
Mais ce n’est pas tout à côté et je ne sais pas ce que je vais trouver en cours de route, dans ce nouveau pays.
Il fallait s’y attendre …paysage totalement différent et surtout il n’y a plus de pistes cyclables.
C’est donc sur des routes partagées avec les automobilistes, que l’on roule et croyez moi, ici, je n’ai encore pas vu de panneau de limitation de vitesse !
Mais, je reste prudent, en me tenant le plus possible à droite et apparemment, ils s’écartent tous de moi, en me doublant.
Une bonne partie de la journée, j’ai bien roulé sur la 137 ( route très chaotique, mal entretenue) et… patatras !!!
Mon GPS m’indique de sortir sur un petit village, à droite.
J’étais content de quitter cette grande route, pour être plus tranquille, mais une surprise de taille m’attendait !
J’arrive dans un village, mais ma route goudronnée s’arrête à la sortie de ce village, pour nous offrir  » un casse- croûte » indigeste. Chemins forestiers et sablonneux, qui nous amèneront au prochain village.
10km… et depuis, plus de goudron.
Toute l’après-midi, nous allons de villages en villages, par ces pistes de sable.
Nous avons été obligé de marcher plus de 20km, car, impossible de rouler.
Jean-Paul s’embourbait dans le sable avec son poids.
On aurait pu croire qu’on s’était égaré ! Et bien non, car des voitures nous ont croisé, dans ces chemins et ce n’était pas des promeneurs.
En plus dans ces immenses forêts, perte de réseau.
Là, il y a de quoi se poser des questions, car, sans réseau : pas de GPS, donc pas de carte, donc, IMPOSSIBLE de se situer !
Sans ce réseau, pas de possibilité d’appeler, d’envoyer des SMS… je ne suis même pas sûr, qu’un 112 passerait !
Mais, c’est sans compter sur le contact facile de Joël, avec l’ agriculteur du coin.
Même sans parler le Polonais, nous avons réussi, à ce qu’il nous indique la bonne direction à prendre.
Bref une journée de M…., que Jean-Paul et moi, n’oublierons pas !!!
On est arrivé à 20h au gîte chez Karolina, accueilli par Ania, sa maman. ,
Un logement que pour nous, en pleine forêt !
Merci Karolina !
Malheureusement, pas grand chose à vous présenter en photos, car, depuis Slubice, pas de visite intéressante.
Nous avons fait 147km, mais avec tous les Aléas de la piste, on peut dire que nous avons roulé 120km et marché 27 bons km.
Je suis sûr, que dans la situation d’aujourd’hui, bon nombre aurait crié « au secours, sortez nous de là ! »
Jean-paul résiste et pour moi, le physique est au top, alors, nous continuerons à rouler dans ces galères !!!
Avec mon compagnon de route, nous aimerions, quand même, ne plus connaître des journées comme aujourd’hui !!!!

21ème étape BERLIN – FRANCFORT (le petit).

Après avoir passé un merveilleux et agréable week-end du 05 et 06 juin à Berlin, je me lance de bonne heure, sur ma 21ème étape, qui me mènera à la frontière Polonaise.
Avec ZLATKO et IAN, une impression de courant, qui a très bien passé.
Ici aussi… un pincement au cœur… en partant.
Dès la sortie de Berlin, un nouveau décor s’offre à moi.
Un changement radical, de la qualité de vie.
Une impression de viellle Allemagne, avec ses tags, ruines, clôtures rouillées … une autre vision !!
Ensuite, j’ai roulé dans une ambiance de forêt des Landes.
Des sapins à perte de vue, des voies cyclables rectilignes et ce, pendant plus de 20km.
Sans compter les chemins forestiers (où avec Jean-Paul, on s’est enlisés à plusieurs reprises).
Toutefois, une journée agréable et au bout du chemin… un très beau camping familial, au bord de l’ODER, qui délimite la Frontière entre l’Allemagne et la Pologne.
Un inconvénient : les MOUSTIQUES …
Ma tente est installée à 18h30, douche prise et petit tour à pied sur le bord de cette Frontière, que je franchirai demain matin.
Une bonne journée, avec les Aléas quotidiens, pour Jean-Paul et moi.
113km, certainement plus pénibles pour Jean-Paul que pour moi.

Mon deuxième jour de repos (06-06-21), va être un jour de visite.

En ce dimanche matin, moins d’activités en ville.
Il semblerait que les citadins fuient la ville pour se rendre sur les bords de lacs, nombreux dans cette région.
Je suis d’abord passé le long de ce mur, qui a fait couler beaucoup d’encre.
Au bout de ce mur… un pont magnifique : Le pont de Varsovie.
Ce qui est surprenant, mais logique, c’est que ce mur n’est tagué que d’un côté. La raison : c’est que côté Est, le peuple ne pouvait pas s’approcher du mur, au risque de se faire fusiller sur place.
Il y avait une zone d’approche, d’environ 50m, interdite.

Je suis ensuite retourné à la porte de Brandebourg dont voici une petite partie de son histoire :
« Le quadrige déboulonné par Napoléon en 1806.
Mais c’était sans compter sur les ambitions expansionnistes d’un certain Napoléon.
À peine quinze ans après l’achèvement du monument, la Prusse est de nouveau en guerre.
Elle s’oppose à la création de la Confédération du Rhin, imposée par l’empereur français en 1806, après sa victoire sur l’Autriche et la Russie, lors de la bataille d’Austerlitz, qui rassemble les différents États allemands et s’étend donc jusqu’à ses frontières.
Napoléon lance alors une offensive contre la Prusse et met ses troupes à terre lors des batailles d’Iéna et d’Auerstadt.

Triomphant, Napoléon marche sur Berlin avec sa Grande Armée, le 27 octobre 1806.
Pour sceller sa victoire et humilier durablement les Prussiens, il fait déboulonner le quadrige de la «Porte de la paix», qu’il prévoit d’utiliser pour orner l’arc de triomphe du Carrousel, à Paris.
Cet arc érigé en hommage à ses troupes, dont la construction est achevée trois ans plus tard, est situé aux abords du musée du Louvre, alors baptisé «Musée Napoléon».
Mais Napoléon préfèrera finalement les chevaux de Venise, à ceux de Berlin, qu’il avait volés à la basilique Saint-Marc quelques années plus tôt lors de la Campagne d’Italie.
Inutilisé, le butin de guerre restera tout de même durant huit ans dans la capitale française, enfermé dans des caisses.
La porte de Brandebourg ressemblait alors à ça.
Les troupes Napoléoniennes resteront en outre, stationnées durant plusieurs années à Berlin, jusqu’à ce que la Prusse s’acquitte des réquisitions exorbitantes exigées par la France.
Ce n’est qu’en 1814, après la défaite de Napoléon, dont les troupes ont été laminées lors des terribles batailles de la Campagne d’Allemagne de 1813 (et notamment la sanglante Bataille des Nations, dont nous vous racontions l’histoire à travers celle du mémorial de Leipzig) et après la prise de Paris au mois de mars, par les forces européennes alliées, que l’attelage regagnera Berlin.

Retour triomphal en 1814

Retour triomphal de l’attelage à Berlin, célébré en grande pompe par la foule réunie face à la porte de Brandebourg.
Le tableau Victoria! Die Rückkehr der Quadriga 1814 (Victoire! Le retour du quadrige) du peintre Rudolf Eichstaedt témoigne du faste des festivités.

C’est là que le quadrige change radicalement de signification.
Sa restauration est confiée au célèbre architecte Berlinois Karl Friedrich Schinkel (on lui doit notamment l’Altes Museum et le Konzerthaus, sur la place du Gendarmenmarkt) qui ajoute deux symboles prussiens sur la lance, brandit par la déesse: la croix de fer, entourée d’une couronne de lauriers et l’aigle.
La déesse symbolisant la paix, devient ainsi une allégorie guerrière de la victoire sur les troupes Napoléoniennes et fait ainsi de la porte de Brandebourg, un monument anti-français. »

Voilà pourquoi, ici, on ne fait aucun effort pour parler Français.

Ensuite j’ai flâné dans les rues, pour admirer certains bâtiments qui ont beaucoup de choses à nous apprendre, sur l’historique de Berlin.
Sans m’en rendre compte, j’ai parcouru 35km à vélo, mais avec beaucoup de simplicité, tellement c’est facile de circuler à vélo ici.
Retour à mon logement, en milieu d’après-midi, pour vous écrire ces quelques mots SOUVENIRS.
Demain matin direction la rivière l’ODER, où je camperai, aux portes de la frontière Polonaise.

Le 05 juin 2021, jour mémorable, puisque je fête mes 66 printemps, ici à BERLIN.

J’en profite pour vous remercier, TOUS une fois de plus.
Je n’ai pas fait grand chose aujourd’hui, si ce n’est que de trouver un mécano pour Jean-Paul.
Malheureusement, il repartira lundi, dans les conditions où il se trouve, car aucun n’a voulu lui faire une beauté, aujourd’hui. « surchargés de travail, le délais était lundi soir, donc pas possible pour nous ».
Ensuite j’ai un peu déambulé autour de mon logement et cet après-midi, j’ai fait la sieste et devinez quoi : J’AI DORMI.
Ce soir ZLATKO m’a préparé un petit repas anniversaire !!!
Sans aucune fioriture, mais il y a mis tout son savoir en cuisine.
Ce sera riz/épinards… à sa façon.
C’est moi qui offre les bulles !!!
Je crois que je suis bien tombé, pour passer ces deux jours de repos bien mérités ,ou plutôt… indispensables !!!
Voilà un dîner, où on a refait l’Europe.
Que personne ne me dise, que la langue est une barrière… à table ce soir, nous étions 3 : Un Bulgare (ZLATKO), un Écossais (Ian) et un Français (moi).
Croyez- moi, nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer !
Pour alimenter nos conversations, nous avions à notre disposition : Français, Anglais, Allemand, Bulgare, le tout mélangé dans la boîte à paroles et nous avons très bien réussi à nous entendre et surtout nous comprendre.
Bien sûr !!! les bulles et la bougie étaient de rigueur pour cet événement du 05 juin.
Voilà ! une soirée de plus, chaleureuse et très enrichissante.